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Au côté des familles qui vivent de la pêche en Indonésie

Nicolas Heeren, responsable des partenariats internationaux, nous embarque en Indonésie, à bord des fragiles embarcations de la pêche artisanale confrontées aux eaux troubles de la mondialisation

Ecoutez Nicolas Heeren :

Le saviez-vous ?

En Indonésie, le poisson constitue, avec le riz, la base du régime alimentaire de la population. Environ 8 millions de famille vivent par et pour la pêche.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient KIARA depuis 2011. L'association regroupe 9 organisations de pêche artisanale ou des métiers de la pêche en Indonésie : fumage de poissons, production de sel, aquaculture...
Kiara défend les droits des ouvriers (souvent en quasi-esclavage) sur les bateaux de pêche industrielle et les ouvriers dans les usines de transformation.
L'organisation appuie aussi la défense d'écosystèmes et notamment des mangroves, indispensables pour la reproduction de poissons.
Son action vise à renforcer ses organisations membres afin qu'elles puissent de faire entendre auprès du Gouvernement Indonésien. L'organisation a un volet spécifique pour l'appui aux groupements de femmes de pêcheurs.
Elle lutte notamment pour que la mention de "femme pêcheuse" soit inscrite sur leur carte d'identité, afin de pouvoir bénéficier, comme les hommes des aides accordées par le gouvernement.


Lire aussi :

L'histoire de Masnuah, pêcheuse qui lutte pour préserver son île de la mondialisation

J'agis


L'histoire de Masnuah, pêcheuse qui lutte pour préserver son île de la mondialisation

Masnuah est une pêcheuse artisanale. Elle est née sur l'île de Java dans une famille traditionnelle. Dans sa famille, les filles ne vont pas beaucoup à l'école, n'ont pas d'assurance maladie, ne peuvent contracter un prêt bancaire...

Mais Masnuah a la lutte contre l'injustice chevillée au corps.

Pas question pour elle de se résigner au rôle qui lui est imposé. Après un long parcours d'émancipation, elle a créé la Fraternité des pêcheuses indonésiennes dont elle est la secrétaire générale et qui regroupe un millier de femmes. Elle est aussi membre du réseau Kiara, la coalition du peuple pour la justice dans le secteur de la pêche.

Aujourd'hui, à 40 ans, elle rêve de faire un master en droit, pour mieux défendre les communautés qui peuplent les iles et qui sont confrontées à l'avidité d'investisseurs sans scrupules.

Aux côtés des femmes de l'île de Pari

Actuellement Masnuah lutte aux côtés des femmes de l'île de Pari. Une île paradisiaque comme nous aimons les fantasmer, où l'on peut séjourner en harmonie avec la nature pour une dizaine d'euros.

Malheureusement plus pour très longtemps. Leur île vient d'être achetée par des multinationales afin d'y construire d'importants complexes dédiés à un tourisme de luxe.

Cet apport de capitaux pourrait avoir des effets positifs pour la population locale. En réalité, les conséquences sont désastreuses.

Les habitants sont chassés des maisons qu'ils occupent depuis 6 générations. Les certificats de titre de propriété détenus par les autorités locales se sont volatilisés.

Les villageois ont interdiction de vivre du tourisme, de pêcher dans les eaux insulaires qui sont leurs principales sources d'alimentation.

Quatre leaders de la contestation ont déjà été emprisonnés de longs mois avant d'être acquittés, et 19 maisons ont été démolies.

Mais à force de manifester et grâce à l'aide juridique d'organisations comme Kiara, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, les femmes de l'île de Pari se se sont fait entendre. Elles sont parvenus à demander au ministère des Affaires agraires la révocation des titres de propriété et des droits de construction de l'entreprise.

À ce jour aucune décision n'a encore été prise. Toutefois l'Ombudsman, une institution officielle de contrôle des services publics, a décrété début 2018, que l'octroi du titre de propriété à l'entreprise BPA, filiale d'un des immenses conglomérats qui dominent l'économie indonésienne, était le fruit d'un vice de forme. Pour Masnuah et les pêcheuses c'est une première victoire.

Alors avec l'aide du réseau Kiara, qui regroupe 9 organisations de pêche artisanale ou des métiers de la pêche en Indonésie, elle poursuit la lutte contre les entreprises touristiques et elle défend d'arrache-pied les droits des ouvriers et les écosystèmes menacés.

"L'océan doit rester un bien commun de l'humanité"

Pour Masnuah et tous les membres du réseau Kiara, chacun doit pouvoir vivre de son travail sur la terre où il est né.

Pour elles, l'océan est, et doit rester un bien commun de l'humanité au service de l'alimentation et de la vie.

Non une source d'exploitation et d'enrichissement pour quelques privilégiés.

Depuis 2011, le CCFD-Terre Solidaire soutient KIARA qui regroupe 9 organisations de pêche artisanale ou des métiers de la pêche en Indonésie : fumage poissons, production de sel, aquaculture...
Kiara défend les droits des ouvriers (souvent en quasi-esclavage) sur les bateaux de pêche industrielle et les ouvriers dans les usines de transformation. L'organisation appuie aussi la défense d'écosystèmes et notamment des mangroves, indispensables pour la reproduction de poissons.
Son action vise à renforcer ses organisations membres afin qu'elles puissent de faire entendre auprès du Gouvernement Indonésien. L'organisation a un volet spécifique pour l'appui aux groupements de femmes de pêcheurs.
Elle lutte notamment pour que la mention de "femme pêcheuse" soit inscrite sur leur carte d'identité, afin de pouvoir bénéficier, comme les hommes des aides accordées par le gouvernement.


Lire aussi :

En Indonésie, rencontre avec des pêcheuses qui luttent contre la privatisation de leur île


Edito de Faim et Développement - Les actes de résistance manifestent l'espoir des peuples

Automne 2020, la crise sanitaire mondiale du Covid-19 reste toujours d'actualité. La menace de ce virus a modifié profondément nos interactions sociales, notre rapport au travail, à la culture, l'accès à la formation ou à l'emploi, notre faculté à nous déplacer hors de nos frontières...

La politique sanitaire dicte les cadres et pose des barrières à tous ces aspects de nos vies. Mais il est un domaine où nous n'avons peut-être pas mesuré encore l'impact de cette pandémie : ses conséquences sur le respect des droits humains.

C'est le sujet que nous avons choisi de traiter dans ce numéro de Faim et Développement, alerté par nos partenaires sur les exactions dont ils sont aujourd'hui victimes.

En Inde ou au Brésil, dans les Balkans, au Liban ou aux Philippines, au Nicaragua comme au Burundi, en Israël ou en Thaïlande... Partout, la crise sanitaire a servi de faire-valoir à des chefs d'État et des régimes autoritaires pour restreindre encore davantage les libertés, brider la démocratie, opprimer les plus vulnérables. Le virus ne se contente pas de tuer des personnes, il est aussi l'arme absolue des dictateurs pour faire disparaître tous les espoirs de démocratie.

Pourtant, aujourd'hui, des voix s'élèvent pour dénoncer ces situations perverses. Les évêques sont de plus en plus nombreux à interpeller leurs gouvernements et à demander la protection des populations, encouragés à s'engager par le pape François (aux Philippines, à Hong Kong, au Brésil, en République démocratique du Congo, etc.)

Les organisations locales de citoyens continuent leurs actions, malgré les actes d'intimidation quotidiens, les menaces, voire la répression. Nos partenaires accomplissent un travail de veille et de circulation de l'information comme Focus on the Global South en Asie du Sud-Est. Ils continuent à promouvoir une société de paix et de dialogue comme Sadaka-Reut en Israël. Ils poursuivent leur engagement pour le respect des droits des paysans, comme la Commission pastorale de la terre au Brésil. Ils s'engagent dans l'aide aux migrants comme SOS Méditerranée qui a repris ses missions de sauvetage.

Toutes les actions menées par les organisations locales de citoyens sont des actes de résistance et la manifestation de l'espoir des peuples

Cet été, le CCFD-Terre Solidaire a aussi été sollicité par ses partenaires du Liban après la catastrophe qui a à nouveau meurtri le pays. Sans ces associations, engagées dans l'aide aux victimes, rien ne serait entrepris. Face à un système politique inapte et corrompu, l'avenir du Liban se construira par et avec les Libanais.

Toutes ces actions de terrain, ancrées dans les réalités, sont des actes de résistance et la manifestation de l'espoir des peuples. En France et en Europe aussi, nous sommes appelés à nous mobiliser pour faire naître un monde juste et solidaire. C'est dans cet esprit que le CCFD-Terre Solidaire poursuit son engagement pour obtenir des règles de régulation des multinationales. Là aussi, 120 évêques du monde entier se sont engagés pour soutenir l'adoption d'un traité à l'Onu sur ce sujet. Les entreprises à l'étranger doivent pouvoir répondre de leurs actes en matière de respect des droits des populations et de préservation de la planète. La loi sur le devoir de vigilance a marqué un premier pas en ce sens. Encore faut-il garantir sa mise en oeuvre. Face aux manques de contrôle de l'État, le CCFD-Terre Solidaire a choisi, avec son allié Sherpa, de publier chaque une année un rapport dressant l'état des lieux.

« Si la politique n'est pas capable de rompre une logique perverse et, de plus, reste enfermée dans des discours appauvris, nous continuerons à ne pas faire face aux grands problèmes de l'humanité. » Répondant à cet appel du pape François (Laudato Si'), nous voulons mettre l'humain au coeur de tout. Et la pandémie ne fera pas obstacle à notre engagement.

Par Manuèle Derolez, Déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire

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Entreprises : les ONG font le travail que ne fait pas le gouvernement

Pour pallier l'absence de suivi par les pouvoirs publics de l'application de la loi sur le devoir de vigilance, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa ont mis en place un « outil citoyen » : un « Radar » qui traque les entreprises s'exonérant de leurs obligations.

Plus de trois ans après le vote de la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre, 27 % des 265 entreprises recensées par le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa n'ont toujours pas publié de plan de vigilance. Selon leur rapport diffusé fin juin, parmi ces 72 réfractaires, nombre ont pignon sur rue. À l'image d'Yves Rocher, de Castorama, de Boulanger, de McDonald's France, de Leroy Merlin, de KPMG, de Picard, des Trois Mousquetaires ou encore de France Télévisions.

27
%

des 265 entreprises recensées par les ONG n'ont toujours pas publié de plan de vigilance.

Ces résultats sont issus du travail de titan effectué par les ONG grâce à la mise en place d'un « outil citoyen » de suivi de la loi. « Faute d'une liste officielle établie par le ministère de l'Économie, nous avons cherché à identifier dans les bases de données publiques et privées, les entreprises répondant aux critères énoncés par la loi », explique Swann Bommier, chargé de plaidoyer pour la régulation des multinationales au CCFD-Terre Solidaire.

Ce sont toutes les entreprises de plus 5 000 salariés dans l'Hexagone ou 10 000 en France et à l'étranger [1]. « Aux termes de cette première étape, nous avons cherché à savoir si ces entreprises avaient bien publié leur plan, en sachant qu'elles ne communiquent pas toujours sur le sujet et qu'il n'existe aucun endroit où toutes les informations sont regroupées. »

Un véritable jeu de piste

Cette méthode n'est certes pas exhaustive, car les données ne sont pas toujours disponibles. Difficile de traquer toutes les filiales d'un même groupe, ou de comprendre les liens qui unissent chacune d'entre elles à la société mère, ou encore de déceler leur statut juridique en raison de l'opacité entourant ces questions. Un certain nombre d'entreprises passent ainsi chaque année sous le radar.

Autre problème : la notion de seuil qui comporte un risque de contournement de la loi, certaines entreprises pourraient utiliser un artifice pour ne pas atteindre le nombre de salariés requis. « Il y a un an, en faisant le même travail, nous avions publié une première liste de 237 entreprises. Nous sommes ensuite allés voir des responsables de Bercy pour leur demander de reprendre le flambeau et de publier une liste complète de ces entreprises, car nous ne pouvions prétendre à l'exhaustivité de nos résultats », se souvient Swann Bommier.

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a alors diligenté une mission pour étudier la question. Mais le rapport rendu en mars dernier par le Conseil général de l'économie a douché les espoirs. Il a conclu à l'incapacité des pouvoirs publics de s'assurer de la mise en oeuvre de la loi et a renvoyé la balle dans le camp des ONG. Ce serait à elles et non à l'administration de faire le suivi ! « Le rapport se réfugie derrière la confidentialité de données fiscales pour ne pas nous communiquer cette liste », lance Swann Bommier.

« Il y a une volonté de ne pas mettre en oeuvre la loi » - Swann Bommier

Mais le gouvernement ne fait pas toujours preuve de la même retenue : l'ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait publié le nom des entreprises dont les efforts avaient été jugés insuffisants en matière d'égalité femme/homme. Bruno Le Maire, lui-même, avait menacé de divulguer le nom des banques ne respectant pas le plafonnement des frais d'incidents bancaires pour les publics dits « fragiles ». « Il y a surtout une volonté de ne pas mettre en oeuvre la loi », lâche Swann Bommier.

Le rejet des amendements déposés à l'Assemblée nationale, le 9 juillet, par les groupes socialiste et insoumis apporte de l'eau au moulin du chargé de plaidoyer.

« Comment comprendre que des entreprise qui ne respectent pas les règles puissent profiter de fonds publics ? » - Dominique Potier

« Dans le cadre du vote de la 3e loi de finances rectificative, nous avions demandé de conditionner les aides aux secteurs en difficulté, comme l'automobile ou l'aviation, au respect de la loi sur le devoir de vigilance », explique le député Dominique Potier, rapporteur de la loi. « Comment en effet comprendre que des entreprises qui ne respectent pas les règles puissent profiter de fonds publics ? C'est scandaleux. »

Les débats ont été animés. Et les arguments jugeant le moment inopportun pour mettre ce sujet sur la table, soulignent le peu d'empressement de la majorité parlementaire à s'en saisir. Pas de quoi refroidir le député, prêt à recommencer l'opération à la rentrée lors de la discussion et du vote du plan de relance. « Il faut continuer à faire pression sur les entreprises et sur le ministère de l'Économie. »

Le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa, force de proposition

Les deux ONG sont, elles aussi, bien décidées à maintenir la pression. « Plusieurs actions sont possibles : la mise en demeure des entreprises qui ne respectent pas la loi, ou la saisie du tribunal administratif pour exiger du gouvernement qu'il nous permette d'accéder aux données administratives ou pour le forcer à dresser lui-même la liste des entreprises concernées », énumère Swann Bommier, qui penche plutôt pour la seconde solution.

Dans leur dernier rapport, le CCFD-Terre Solidaire et Sherpa se veulent force de proposition pour améliorer l'application de la loi. Pour éviter les contournements, les deux ONG demandent que toutes les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme juridique, soient concernées par l'obligation de publier un plan de vigilance. Elles réclament aussi un abaissement des seuils d'application de la loi pour s'aligner sur les seuils prévus par la directive européenne sur la publication d'informations non financières ou d'informations relatives à la diversité.

La mise en place d'un reporting pays par pays effectué au niveau européen pourrait également apporter une plus grande transparence. Les grandes entreprises auraient ainsi l'obligation de publier un certain nombre d'informations d'intérêt général sur leurs activités, l'action de leurs filiales et le nombre de leurs salariés.

Pour sortir de cette situation ubuesque, une lueur d'espoir pourrait venir prochainement de Bruxelles : la nouvelle Commission européenne vient d'annoncer sa volonté de mettre en place une réglementation sur le devoir de vigilance, qui s'appliquerait de manière identique dans tous les pays membres.

Par Laurence Estival

- Lire le rapport : Les entreprises soumises au devoir de vigilance dans le radar des ONG

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[1] Ces entreprises doivent être enregistrées sous forme de société anonyme, de société européenne, de société en commandite par actions ou de société par actions simplifiées.


Afrique : le Covid-19, prétexte pour masquer des crises politiques

Le calendrier électoral de l'Afrique en 2020 est pour le moins chargé : 22 pays ont au programme des scrutins présidentiels, législatifs et municipaux. Dans plusieurs pays, l'enjeu majeur de ces scrutins porte sur l'alternance politique, réclamée par la société civile souvent bâillonnée par les régimes autoritaires durant la crise sanitaire.

En Afrique de l'Est, Yoweri Museveni, indéboulonnable président de l'Ouganda depuis 1986, a suggéré un report de la présidentielle prévue pour début 2021 en raison de la pandémie. Son opposition s'étonne : d'autres maladies plus mortelles, comme le paludisme, n'ont jamais motivé de report de scrutin.

Au Tchad, le Covid-19 a également servi de prétexte à un énième report des législatives, repoussées de décembre 2020 à avril 2021, au grand dam de l'opposition.

Reporter ou pas les élections ? Dans les deux cas de figure, les pouvoirs en place se retrouvent sur la sellette.

« L'état d'urgence sanitaire a encore renforcé la restriction de nos libertés » - Roger Ekoué Folikoué, militant des Universités sociales du Togo

Le Togo a maintenu sa présidentielle le 22 février, date à laquelle la pandémie commençait à apparaître au sud du Sahara. Sans surprise, dans ce pays rompu à la fraude électorale, le président sortant l'a emporté avec 70,78 % des voix. « Avec l'état d'urgence sanitaire, on est venu encore renforcer la restriction de nos libertés individuelles, déjà bien affectées, s'indigne Roger Ekoué Folikoué, militant au sein des Universités sociales du Togo, partenaire du CCFD-Terre Solidaire [1]. On a constaté très tôt que le couvre-feu engendrait des actes de violence inouïs et des violations des droits humains. »

En République centrafricaine, des élections générales prévues pour décembre 2020 pourraient être reportées, de même qu'au Burkina Faso, où les scrutins présidentiel et législatif de novembre 2020 accusent déjà de nombreux retards, en raison de la pandémie et des attaques terroristes.

Côte d'Ivoire et Guinée, des élections à haut risque

En Côte d'Ivoire, le scrutin présidentiel est prévu pour le 31 octobre, dans un climat crispé. Non pas en raison de la crise du Covid-19 (102 décès au 3 août), mais à cause de l'annonce du président, Alassane Ouattara, de briguer un troisième mandat après le décès soudain du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le 8 juillet, son successeur désigné, au motif qu'il n'y aurait pas de « plan B » pour sa succession.

De plus, un rival potentiel, en la personne de Guillaume Soro, ancien allié du président, a été empêché de se présenter à l'élection. La Constitution ayant été révisée en 2016, le président de 78 ans estime qu'il peut désormais « remettre les compteurs à zéro » et briguer deux nouveaux mandats – à ses risques et périls.

Le même scénario se profile en Guinée, où un double scrutin s'est tenu le 22 mars, dix jours après l'apparition du Covid-19 sur le territoire. Le référendum constitutionnel, associé à des législatives, a été remporté par le pouvoir avec 91,6 % des voix, en raison d'un boycott de l'opposition, mais aussi d'irrégularités dans le fichier électoral. Des erreurs si importantes qu'une mission de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a recommandé le 11 mars d'expurger du fichier électoral : 2,4 millions d'inscrits, sans pièces d'identité, sur un total de 11,6 millions d'électeurs.

Ce référendum ouvre la porte à un troisième mandat du président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010. Il se présentera, malgré ses 82 ans le 18 octobre prochain, s'appuyant sur la nouvelle Constitution pour remettre, lui aussi, « les compteurs à zéro ». La nouvelle loi fondamentale limite à deux le nombre de mandats successifs, ce qui lui permettrait d'en faire quatre au total.

Le scrutin risque de se dérouler dans un climat de crise politique, continuelle dans un pays où l'opposition est réprimée (voir encadré). Une trentaine de manifestants sont tombés sous les balles de la police entre octobre 2019 et mars 2020, aggravant un bilan déjà lourd de plus de 100 morts depuis 2010.

La pandémie, avec 49 morts au 3 août, a emporté plusieurs barons du pouvoir, parmi lesquels le président de la commission nationale électorale. Mais elle n'empêchera vraisemblablement pas la présidentielle d'avoir lieu.

Par Sabine Cessou

Guinée : une mobilisation citoyenne inédite

En amont du référendum constitutionnel de mars 2020, le Front national de défense de la Constitution (FNDC) – coalition d'acteurs de la société civile et de partis d'opposition – a mobilisé à plusieurs reprises des centaines de milliers de manifestants dénonçant ce qu'ils qualifient de « coup d'État constitutionnel ».

Face à cette contestation citoyenne inédite depuis l'arrivée au pouvoir d'Alpha Condé en 2010, les forces de défense et de sécurité ont eu recours à une répression sanglante.

Mais les journalistes et acteurs de la société civile ont fait preuve de résilience et d'abnégation pour lutter contre l'impunité et s'investir dans le renforcement de la démocratie. De nombreuses initiatives en témoignent : dialogues et contrôles citoyens, concertations locales, médiations entre communautés, syndicalisme puissant.

La communauté internationale, mobilisée contre le Covid-19, ne doit pas délaisser les enjeux de démocratie et de gouvernance, indispensables pour éviter le drame sanitaire, économique et social qui s'annonce. Elle doit prendre position, soutenir les revendications légitimes de la population et défendre les droits humains. Un appel repris par le mouvement Tournons la page – soutenu par le CCFD-Terre Solidaire – dans un communiqué de presse « Guinée, Côte d'Ivoire : alternances sacrifiées, démocraties menacées ».

Par Émilie Leroux, chargée de mission Guinée

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[1] Voir l'article Togo : la société civile face à l'instrumentalisation de la crise sanitaire (FDM n° 313).


Les paysans argentins dénoncent (aussi) l'accord Mercosur

En Argentine aussi, les paysans dénoncent l'accord Mercosur. Ecoutez Floriane Louvet, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire, parler du combat mené ici et là bas pour faire connaitre l'impact humain et environnemental de cet accord. Et obtenir son abandon !

Les paysans accompagnés par l'organisation argentine Incupo, que nous soutenons depuis de nombreuses années, s'inquiètent de l'accord de libre échange entre l'Union Européenne et le Mercosur incluant le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, et le Paraguay.

"C'est un combat de David contre Goliath. Les familles paysannes ne sont pas armées pour faire face aux géants de l'agrobusiness."

Floriane Louvet explique comment cet accord "d'un autre temps" prévoit que l'Union Européenne exporte des voitures et des pesticides, en échange de productions comme la viande, le soja pour l'alimentation animale, ou les minerais. Ces productions industrielles un impact négatif sur l'environnement : déforestations, destruction de la biodiversité, impact climatique, pollution durable des sols.

Elles ont aussi un impact humain, avec l'expulsion des communautés paysannes et indigènes et l'utilisation massive de pesticide, vendus par l'Europe, mais interdits sur son territoire.

Lire aussi : Accord Mercosur : quels risques pour le climat et les droits humains ? (rapport)

C'est pour ces raisons qu'un combat contre cet accord aux côtés de l'association argentine Incupo, soutenue de longue date par le CCFD-Terre Solidaire s'est mis en place.

Incupo s'appuie sur l'agroécologie pour redonne le pouvoir d'agir aux communautés qu'elle accompagne, en les aidant à se faire entendre au niveau politique.

"C'est un combat de David contre Goliath" explique Floriane Louvet. "Les familles paysannes ne sont pas armées pour faire face aux géants de l'agrobusiness."


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J'agis


Rapport Financier 2019

Le rapport financier 2019 du CCFD-Terre Solidaire, examiné et validé par nos commissaires aux comptes, le cabinet Deloitte, est intégralement consultable dans le document à télécharger ci-dessous

Télécharger le rapport :

Rapport financier 2019 du CCFD-Terre Solidaire

L'histoire de Seferino, paysan bolivien passé à l'agroforesterie

Nous sommes au nord de la Bolivie, dans la région de la Chiquitania, de grandes étendues de savane tropicale près de Santa Cruz, à la frontière avec le Brésil.

Ici la terre appartient à de grands propriétaires qui brûlent, rasent et défrichent impitoyablement la forêt, la transformant en plaines infinies pour y placer des milliers de têtes de bétail ou pour cultiver du soja, du maïs ou du riz.

Les surfaces cultivées dépassent parfois les 15 000 hectares !

Et pour convaincre les paysans locaux d'exploiter ces surfaces gigantesques, ils leur vantent les bienfaits de la production intensive, seule stratégie, d'après eux, pour sortir de la pauvreté.

Seferino et sa femme Margoth, soucieux de donner un avenir à leurs enfants, se sont laissés tentés par la culture de maïs et de riz.

Mais rapidement, ils se sont retrouvés fortement endettés.

Il faut acheter les semences. Puis les engrais. Et également les pesticides. Sans oublier les machines nécessaires à l'exploitation de telles surfaces.

Il faut investir constamment pour espérer produire.

Et vient la saison des pluies...

Les terres dans cette région sont très basses. Et en période de crues et de pluie, elles sont inondées, c'est de plus en plus fréquent avec le changement climatique. Toutes les récoltes sont alors définitivement perdues.

Régulièrement Seferino se retrouve démuni, sans revenu. Mais il continue.

Criblé de dettes, il n'a pas d'échappatoire. Il doit produire, encore et encore. Il perd le sommeil. Et commence à se demander si ce futur si prometteur n'était pas un mirage.

Et doucement, une prise de conscience s'opère. En regardant autour de lui, Seferino constate que la déforestation et la surexploitation de la terre rendent les sols cultivables stériles.

La terre devient stérile

Auparavant les arbres de la forêt protégeaient les sols du rayonnement solaire, extrêmement puissants dans cette partie du globe, ils fournissaient un habitat pour les oiseaux. Désormais, sans ombre, donc sans protection, les sols brûlent et rien ne pousse naturellement.

Seferino, qui rêvait d'un avenir meilleur pour ses enfants, réalise qu'il est en train de faire mourir la terre qui doit les nourrir.

Pour sortir de ce cercle vicieux, il décide alors de se rapprocher de CIPCA.

Cette organisation soutenue par le CCFD-Terre Solidaire accompagne les paysans à travers des systèmes agroforestiers qui, contrairement à la monoculture, leur permettent de dégager une vraie source de revenus tout en respectant l'environnement.

Ils apportent à Seferino l'accompagnement technique et les conseils dont il a besoin pour redonner vie aux sols, faire face aux inondations, préserver les plantes des maladies…

Toute la famille suit les formations de CIPCA et petit à petit ils transforment leur exploitation en une parcelle dédiée à la permaculture.

Formation à la culture et à la production du cacao, proposée à la communauté San Juan del Uruc, en Bolivie, par CIPCA. Pétales de fleurs fuchsia au pied d'un tronc d'arbre. ©Jose Huertas/CCFD-Terre Solidaire

La vie revient sur la parcelle

Ils abandonnent le riz et le maïs pour se consacrer à la culture du cacao, de la carambole, du pomelo, de la banane, du pacay, de l'aji, de la mandarine... Ils produisent aussi du miel, du café, du fromage et du chocolat. Autant de produits qu'ils consomment et qu'ils vendent sur place et sur les marchés locaux.

À présent, leur exploitation détonne de verdure, du vrombissement des insectes et de fertilité, comparée aux parcelles voisines complètement désertifiées.

Son secret : l'agroforesterie préserve les arbres et donc permet de se protéger des rayons du soleil et de contrôler le taux d'humidité. Les sols absorbent l'eau et se mélangent aux substances organiques des arbres ce qui permet de nourrir la terre naturellement et de la rendre particulièrement fertile.

Mais surtout Seferino a renoué avec le « buen vivir », des indigènes de la région ; c'est-à-dire vivre en autonomie, en harmonie avec la nature, sans soucis pour l'avenir.

Auparavant, il était criblé de dettes contractées auprès des banques pour acheter semences et intrants chimiques. Maintenant il gagne suffisamment d'argent pour faire vivre toute sa famille. Il a retrouvé le sommeil et s'endort sans dette et sans peur du lendemain.
Son fils Efraín a rejoint l'organisation CIPCA pour aider, à son tour, d'autres paysans piégés dans la monoculture. Il veut transmettre ces processus agroforestiers qui permettent d'augmenter les volumes de production et de sortir de la pauvreté.

De la productivité oui, mais pour le bien de tous. Une productivité douce pour la forêt et source de revenus pour les paysans qui ainsi peuvent manger à leur faim, se soigner, vivre dignement et garantir l'éducation de leurs enfants.

Le combat est loin d'être gagné, mais chaque jour CIPCA prouve qu'il est possible d'améliorer la vie des populations en développant des alternatives agricoles basées sur la solidarité, le respect de la nature et des êtres humains.

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J'agis


Offre d'emploi : Accompagnateur Administratif et Financier Région Hauts de France (H/F)

Un poste d'accompagnateur.trice administratif.ve et financier.ière dans les Hauts-de-France est à pourvoir en contrat à durée indéterminée au sein de la Direction de la Mobilisation Citoyenne du CCFD-Terre Solidaire.

La Direction de la Mobilisation Citoyenne a pour principales missions d'accompagner le réseau de bénévoles du CCFD-Terre Solidaire dans ses actions de mobilisation, de développer ce réseau, d'accompagner l'animation de la vie associative.

L'Accompagnateur Administratif et Financier (AFF) H/F contribue au renforcement et au développement du bénévolat par un appui et un accompagnement technique du Réseau de bénévoles dans les-Hauts-de-France :

  • administratif / comptable/financier
  • collecte /développement des ressources.

Rattaché-e hiérarchiquement au Responsable du service Hauts-de-France / Ile de France, elle/il mènera sa mission en relation étroite avec deux chargé.es de développement associatif sur 6 territoires : L'Aisne, l'Oise, Le Nord (Lille), Le Nord (Cambrai) Le Nord Pas-de-Calais, et la Somme, ainsi qu'en lien avec la direction administrative et financière et la direction du développement des générosités.

ACTIVITES PRINCIPALES

  • Assurer dans les territoires un appui technique auprès des bénévoles en charge du volet administratif, comptable et financier
    o Assurer le support de premier niveau sur le logiciel comptable (conseil, dépannage, réponse aux questions)
    o Prévenir les risques en assurant un contrôle régulier du respect des procédures comptables, administratives et financières
    o Accompagner dans les territoires les trésoriers ou bénévoles en responsabilité administrative et financière dans la construction des budgets et leur suivi.
    o Coordonner avec le trésorier régional l'élaboration du budget régional, son suivi, et s'assurer du respect des procédures pour l'engagement et la validation des dépenses.
    o Conseiller et soutenir l'organisation des tâches administratives (commande, prestataires, livraisons, gestion des stocks) et des permanences d'accueil.
  • Assurer un appui technique auprès des bénévoles sur le volet collecte et développement des ressources
    o Accompagner et pérenniser localement l'organisation inhérente à la gestion centralisée des dons
    o Accompagner la transition vers la nouvelle base de données donateurs.
    o Assurer un support de premier niveau pour l'analyse de la collecte dans les territoires. Participer à l'analyse de la base de données donateurs afin d'en intégrer les enseignements dans l'animation des territoires
    o Contribuer à la mobilisation des ressources financières lors des événements dans les territoires
    o Accompagner la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie de diversification des ressources au niveau territorial et régional
    o Assurer une veille sur les opportunités de financements institutionnels territoriaux.
  • Impulser une réflexion et expérimenter avec les bénévoles en responsabilité une organisation alternative territoriale et/ou régionale sur les deux volets (administratif/comptable/financier et collecte/développement des ressources)
  • Accompagner le déploiement et l'actualisation de la base de donnée bénévoles
    o Promouvoir la base de donnée auprès des bénévoles en responsabilité
    o Consolider, renforcer, et développer l'organisation actuelle pour qu'elle devienne pérenne et permette une actualisation régulière de la base de données bénévoles
    o Former (formation initiale des nouveaux, et formation continue) les bénévoles en charge de l'actualisation et de l'utilisation de la base de données bénévoles.
  • Participer au recrutement de bénévoles et au renforcement de leurs capacités
    o Recruter et/ou participer au recrutement des bénévoles en charge de la gestion administrative et financière et du traitement de la collecte.
    o Faciliter/accompagner la montée en responsabilité des bénévoles référents
  • Information et communication
    o Participer à l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie de communication régionale
  • Sur le volet logistique
    o Coordonner la logistique des événements régionaux et des réunions d'instances régionales.

PROFIL ATTENDU

-* Intérêt pour le projet associatif du CCFD-Terre Solidaire

  • Connaissance du territoire
  • Connaissances de base en gestion comptable et financière
  • Expérience de travail sur un logiciel comptable et sur une base de données
  • Expérience en relation avec des bénévoles
  • Esprit d'initiative et autonomie
  • Aisance relationnelle, écoute et capacité d'adaptation à des interlocuteurs multiples
  • Maîtrise des outils bureautiques (Pack Office)
  • Une connaissance du tissu ecclésial serait un plus

Le poste requiert :

  • D'être domicilié(e) dans la région
  • D'être titulaire du permis de conduire
  • Une disponibilité pour des déplacements fréquents sur la région
  • Une disponibilité pour travailler certains soirs et week-end

CONTRAT ET REMUNERATION

Ce poste est basé à Lille dans les locaux du CCFD-Terre Solidaire 22 bis rue Basse.
Il s'agit d'un poste en contrat à durée indéterminée à temps plein (sur la base d'un forfait heure de 1598,20 heures de travail par an). Le poste est à pourvoir le 23 novembre 2020.

Rémunération brute : 30,2 k€uros sur 13 mois. Statut employé. Mutuelle. Titres repas.

Les candidatures sont à adresser dès que possible et au plus tard le 30 septembre 2020 sous la référence 824, par courriel uniquement à : ccfd-994009@cvmail.com

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Accord UE-Mercosur : Il est temps de reconnaître les risques pour l'environnement et les droits humains (Info presse)

Alors qu'est attendu la publication dans les prochains jours du rapport de la Commission d'experts mandatée par le gouvernement en juillet 2019 pour évaluer les impacts sanitaires et environnementaux du traité UE-Mercosur, le CCFD-Terre Solidaire et Greenpeace publient aujourd'hui un rapport pointant les risques majeurs que fait peser cet accord sur l'environnement et les droits humains.

Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui, plusieurs ONG (dont le CCFD-Terre Solidaire et Greenpeace) et syndicats, demandent au Président de la République de s'assurer que cet accord néfaste pour les droits humains, le climat et l'environnement soit définitivement enterré.

Pour Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire : “Les impacts sociaux et environnementaux de l'accord UE-Mercosur ne font plus de doute, comme le montre notre rapport. Alors que la commission d'experts doit rendre ses conclusions dans les prochains jours, la France va être appelée à faire un choix et à le défendre auprès de ses alliés européens. Monsieur le Président, souhaitez-vous accroître l'appétit des entreprises minières et de l'agroindustrie en Amérique latine en leur ouvrant grand les portes du marché européen, au risque de nuire au climat et aux droits humains ?”

Pour Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France : “Avec cet accord, l'Union européenne s'apprête à accorder un chèque en blanc aux multinationales pour faire exploser le commerce transatlantique entre ces deux régions, aux dépens de toute considération sociale et environnementale. Ce projet d'accord n'est pas en mesure de garantir que les importations européennes en provenance des pays du MERCOSUR ne seront pas liées à la déforestation ou à la violation des droits humains. Emmanuel Macron doit s'opposer fermement à cet accord et tout mettre en œuvre pour qu'il soit rejeté par les États membres de l'UE et définitivement enterré."

Le rapport du CCFD-Terre Solidaire et Greenpeace pointant les risques majeurs que fait peser cet accord sur l'environnement et les droits humains.

Contact presse

Sophie Rebours - Tél. : 01 44 82 80 64 / Port : 07 61 37 38 65


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- mis à jour le : mercredi 30 septembre 2020 -