Rectificatif : A dater de ce 16 janvier, messe du samedi soir à La Peyrade à 16h30 (jusqu’à nouvel ordre).
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Publication du Baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil

La Coalition Solidarité Brésil (dont le CCFD-Terre Solidaire est membre) publie ce mardi 19 janvier 2021, les résultats de son 2ème baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Première étude annuelle qui propose un état des lieux détaillé et actualisé de la situation sociale, politique et environnementale au Brésil. Les données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation...), donnant ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes

Ce Baromètre se fait l'écho des cris d'alerte des mouvements sociaux face aux violations des droits humains et environnementaux, commises en toute impunité, mais il est aussi le reflet d'une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise sur les territoires.

L'année 2020, au Brésil comme ailleurs aura été marquée par la pandémie et ses conséquences dramatiques. Au Brésil plus qu'ailleurs étant donné le contexte de crise multiforme préexistant à l'arrivée du virus : celui-ci n'a fait qu'amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d'un système structurellement excluant.

Les conclusions du baromètre confirment que les violences, violations et inégalités ne font qu'augmenter, ciblant en particulier les populations historiquement les plus exclues, dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les habitant.e.s des périphéries...

À titre d'exemples :

- Les « invasions » de territoires des communautés paysannes, traditionnelles, quilombolas et peuples autochtones ont augmenté de 1880% en 2020 par rapport à 2019.
Le gouvernement Bolsonaro mène une politique agricole centrée sur l'agrobusiness, qui prédispose aux conflits pour la terre et porte atteinte à la vie de ceux et celles qui la protègent.

- D'août 2019 à juillet 2020, 11.088 km2 ont été déforestés en Amazonie, le chiffre le plus élevé depuis 2008.
La déforestation, intimement liée à l'expansion de la frontière agricole, est la manifestation par excellence de l'absence totale de préoccupation environnementale du gouvernement.

- En 2020, 39 % des écoles publiques brésiliennes ne possèdent pas un système d'assainissement de base.
La pandémie de la Covid-19 a révélé le cruel sous-équipement des établissements scolaires publics brésiliens et le désengagement croissant de l'État dans le secteur de l'éducation.

- Entre janvier et octobre 2020, une attaque par jour de Bolsonaro contre la presse a été recensée.
La presse, les professionnel.le.s de la communication et des médias, sont confronté.e.s à la violence, à la censure judiciaire et aux restrictions de leurs activités.

Ce baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil fait partie de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n'est pas un crime », campagne de visibilité et de dénonciation des menaces et violences que les défenseur.e.s des droits humains subissent au Brésil. lebresilresiste.org

Le baromètre est disponible ici

CONTACTS PRESSE :

- Sophie Rebours, CCFD-Terre Solidaire : s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, 01 44 82 80 64/07 61 37 38 65
- Erika Campelo, Autres Brésils : erika@autresbresils.net, 06 10 29 52 50
- Christelle Bresin, Secours Catholique : christelle.bresin@secours-catholique.org, 06 71 00 69 73


A mi-parcours de la présidence Bolsonaro, la société civile brésilienne souffre et lutte

La 2ème édition du Baromètre d'alerte sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil, publié ce 19 janvier 2021, montre une aggravation explosive de la situation : face à la violence de la répression, l'accroissement des inégalités, et une déforestation sans précédent, la société civile appelle à la BRESISTANCE

Au Brésil, l'année 2020 aura été marquée par la pandémie de coronavirus et ses conséquences dramatiques. Dans un contexte de crise multiforme préexistant à l'arrivée du virus, celui-ci n'a fait qu'amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d'un système structurellement excluant.

Ce nouveau Baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil constitue un outil de conscientisation et d'interpellation. Il invite à se mobiliser aux côtés de la société civile brésilienne et à entrer en « Brésistance » !


Les données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation…).

Le baromètre apporte ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes.

Le baromètre montre que les violences ciblent les populations historiquement les plus exclues, dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les populations des périphéries...

Les chiffres sont effarants tant au niveau de la déforestation, des invasions des terres qui appartiennent aux paysans traditionnels et autochtones que du niveau de sous équipements de l'éducation et des écoles et des attaques proférées par le gouvernement de Jair Bolsonaro à l'encontre de la presse, des mouvements sociaux, de la société civile.

Le baromètre pointe la responsabilité de l'agroindustrie

Le baromètre montre à quel point la politique agricole menée par le gouvernement brésilien, au centre de laquelle l'agrobusiness est roi, porte atteinte à la vie de celles et de ceux qui protègent la forêt.

Floriane Louvet, chargée de mission Brésil au CCFD-Terre Solaire, était sur France Culture pour présenter le baromètre. Elle dénonce les acteurs de l'agrobusiness à qui on a laissé la liberté totale sur le terrain pour s'accaparer des terres. "Ce sont des entreprises multinationales, certaines sont françaises ou européennes et donc, il y a une responsabilité collective sur ces territoires. De manière plus générale, ce sont les grands propriétaires terriens qui agissent en toute impunité et qui ne sont intéressés que par l'exploitation de produits au détriment des populations locales qui vivent sur ces territoires et qui perdent chaque jour un peu de leur espace." }

Les chiffres du baromètre traduisent bien l'avancée de la frontière agricole, cette politique de l'agrobusiness qui est portée par le gouvernement de Jair Bolsonaro. »

Télécharger le baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil :

Baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil

Retrouvez également de nombreux outils de décryptage vidéo et infographies, sur le remarquable site internet de la campagne Le Brésil Résiste

A suivre également sur les Réseaux Sociaux : #LeBrésilRésiste

Pourquoi un baromètre sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil ?

En décembre 2018 17 organisations de solidarité internationale françaises, dont le CCFD-Terre Solidaire, ont décidé de former la Coalition Solidarité Brésil, pour faire converger leurs actions en soutien aux acteurs de la société civile brésilienne.
Cette deuxième édition du baromètre d'alerte sur la situation des droits humains au Brésil est une nouvelle étape de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n'est pas un crime ». Cette campagne a pour but de donner de la visibilité aux combats de la société civile brésilienne et de dénoncer les menaces et les violences subies par les personnes qui défendent les droits humains et environnementaux. Ces violences sont commises en tout impunité.
Pour la deuxième année consécutive nous relayons leur cri d'alarme, avec le souhait qu'il soit entendu en France et en Europe.
Car le baromètre est aussi le reflet d'une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise dans ses luttes et sur les différents territoires.

Et aussi :
- Pour en savoir plus sur notre action au Brésil
- Dans le Brésil d'aujourd'hui, que signifie être une femme, être noire, et faire de l'agroécologie ? (vidéo)
- Brésil : "Il n'y a plus de contre-pouvoir face à l'agrobusiness !"
- Amazonie :le peuple Arara menacé par la déforestation et les invasions de forestiers illégaux


En Mauritanie, la jeunesse se bat pour une société soudée et égalitaire (Podcast)

C'est en Mauritanie que nous emmène cette semaine Jessica Pascal, chargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire, dans un pays où les jeunes semblent être la solution pour mettre fin aux conflits communautaires et pour une meilleure cohésion dans la société.

La Mauritanie, en Afrique du Nord-Ouest, est forte de sa diversité culturelle, mais très divisée entre ses différentes communautés. Le pays est composé de populations arabes et de populations Peuls, Soninké, Wolof et Bambara entre lesquelles existent de profondes inégalités. La société mauritanienne est fortement fractionnée et hiérarchisée.

Par ailleurs, malgré sa criminalisation en 2015, l'esclavage persiste dans le pays.

La population mauritanienne est très jeune et se bat pour un avenir différent. En effet, 77% de la population a moins de 35 ans, et 43% ont moins de 15 ans. Pour notre partenaire sur place Citoyennes et Citoyens Debout (CDD), cette jeunesse qui souhaite mettre fin aux conflits intercommunautaires et qui rêve d'un vivre ensemble est la solution.

Citoyennes et Citoyens Debout est une organisation non gouvernementale de promotion de la culture, de la citoyenneté et des droits humains en Mauritanie. Elle est composée de sociologues, de juristes, d'environnementalistes et de spécialistes en économie de développement et de communication.
Elle collabore avec les jeunes générations depuis ses débuts.

Elle se bat ainsi pour mettre en place une société plus égalitaire et non discriminatoire et faire des jeunes des acteurs du changement. Elle travaille sur quatre grandes thématiques :

  • Vulgarisation et promotion des droits humains
  • Participation des jeunes à l'action publique
  • Emancipation et leadership des jeunes femmes
  • Insertion socio-professionnelle des jeunes

Dans ce contexte social, où les rapports de force politiques et économiques ne cessent de nourrir les frustrations et les préjugés, la cohésion sociale est un véritable défi pour l'avenir de la Mauritanie.

Lire aussi : Mauritanie : elles libèrent leur parole.


Offre d'emploi : Chargé.e de mission partenariat Asie du Sud

Acteur historique du changement depuis près de 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustices. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie…
Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

+ de 400 organisations partenaires
700 projets internationaux dans 63 pays
11 000 bénévoles
2,2 millions de bénéficiaires

Un poste de Chargé.e de mission partenariat Asie du Sud (Inde et Sri Lanka) est à pourvoir en contrat à durée indéterminée au sein du Service Asie de la Direction du Partenariat International (DPI) du CCFD-Terre Solidaire.

MISSION

Sous la responsabilité de la responsable du Service Asie, il /elle est chargé.e de mettre en œuvre les objectifs définis par le CCFD-Terre Solidaire dans le cadre du Rapport d'Orientation et de la Politique d'Appui aux Partenaires pour les pays dont le suivi lui est confié.
Elle/il est particulièrement chargé.e de suivre les initiatives locales de développement correspondant aux orientations du CCFD-Terre Solidaire et mises en œuvre par des partenaires locaux.

ACTIVITES PRINCIPALES

Proposer et mettre en œuvre la stratégie de partenariat du CCFD-Terre Solidaire pour l'Inde et le Sri Lanka :
- Elaborer les propositions stratégiques pluriannuelles concernant ses zones et thématiques de travail en matière de partenariat et leur révision, en lien avec le Service Asie et les instances associatives compétentes
- Assurer le suivi des partenariats du CCFD-Terre Solidaire :
o Assurer l'instruction interne et le suivi des projets financés par le CCFD-Terre Solidaire
o Apporter des appuis et des conseils aux organisations partenaires (renforcement des capacités, mise en relation) et favoriser la participation des partenaires à des dynamiques régionales et internationales
o Effectuer des missions régulières dans les pays concernés en vue de suivre et de développer les relations de partenariat avec la société civile
o Veiller à la cohérence entre l'action des partenaires et la stratégie du CCFD-Terre Solidaire
- Assurer une veille sur les évolutions et les enjeux géopolitiques, socioéconomiques et environnementales dans les pays concernés, ainsi que sur les dynamiques des sociétés civiles locales
- Participer au montage et au suivi de demandes de cofinancement en lien avec le service Appui et Financements Institutionnels de la DPI et les partenaires concernés

Contribuer à la stratégie de plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire :
- Participer à l'élaboration de textes d'analyse et de positionnement et aux stratégies de plaidoyer et lobbying menées par la Direction du Plaidoyer
- Contribuer à des dynamiques d'échanges inter-associatives et participer à l'animation de coalitions
- Développer des activités de plaidoyer en alliance avec des partenaires locaux et/ou d'autres organisations françaises et européennes, et ce, en lien avec la Direction du Plaidoyer

Contribuer aux objectifs d'éducation au développement et de communication du CCFD-Terre Solidaire :
- Co-construire avec le Réseau de bénévoles du CCFD-Terre Solidaire et la Direction de la Mobilisation Citoyenne les démarches de rapprochement réseau/partenaire
- Communiquer à l'interne (presse interne) comme à l'externe (médias) en lien avec la Direction de la communication et de l'information
- Participer à des activités organisées par / avec le réseau des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire pour témoigner des réalités des pays suivis
- Organiser l'accueil en France de délégations de partenaires dans le cadre d'animations ou d'événements organisés par le CCFD-Terre Solidaire

Autres activités :

- Participer aux activités transversales de la DPI ou du CCFD-Terre Solidaire pour lesquelles le Service Asie est concerné

DISPONIBILITE

- Pour réaliser au moins 3 missions par an dans la zone (chaque mission durant 12 jours minimum)
- Pour participer aux commissions du partenariat international (deux week-ends par an)
- Pour réaliser des interventions occasionnelles en France auprès du Réseau de bénévoles du CCFD-Terre Solidaire en région, participer à des activités organisées par les bénévoles ayant lieu principalement les soirs de semaine ou les week-end

PROFIL SOUHAITE

- Adhésion aux valeurs et aux missions du CCFD-Terre Solidaire
- Expérience au sein de la société civile en Asie du Sud
- Capacité d'analyse sur des contextes géopolitiques, économiques, culturels, sociaux et religieux
- Bonne connaissance dans un ou plusieurs des domaines suivants : mouvements sociaux asiatiques (peuples indigènes, mouvements féministes, mouvements paysans, syndicats, défenseur.es des droits, etc.), droits humains et libertés fondamentales, modèle de développement et extractivisme, alternatives
- Expérience souhaitée de travail en partenariat avec des organisations de la société civile en Asie : pratiques en matière d'appui-conseil stratégique, renforcement des capacités, suivi dans la mise en œuvre de programmes et de réseaux à visée de transformation sociale
- Bonne capacité de rédaction et de synthèse et de prise de parole en public
- Maitrise des outils de gestion de projet et expérience en matière de cofinancement avec des bailleurs institutionnels
- Sens de la diplomatie et sensibilité politique
- Capacité à travailler en équipe
- Maîtrise des outils informatiques
- Français et Anglais de niveau professionnel nécessaire, la maitrise d'autres langues pratiquées dans la région serait un plus

CONTRAT

Ce poste, basé à Paris au siège de l'association, 4 rue Jean Lantier, est à pourvoir rapidement. Il s'agit d'un poste en contrat à durée indéterminée à temps plein (sur la base d'un forfait annuel de 205 jours de travail).
Rémunération annuelle brute : 39,3k€uros sur treize mois. Statut cadre. Mutuelle. Titres repas.
Les candidatures sont à adresser dès que possible et au plus tard le 03/02/2021 sous la référence 838 par courriel à : ccfd-230124@cvmail.com

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Offre à Strasbourg : Promouvoir la solidarité internationale au travers de projets de sensibilisation et de mobilisation citoyenne

Le service civique, créé par la loi du 10 mars 2010, offre aux jeunes l'opportunité d'assurer une mission d'intérêt général auprès d'une association ou d'une collectivité locale agréée pour une durée de 6 à 12 mois.
Acteur historique du changement dans plus de 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustices. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie…
Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

+ de 400 organisations partenaires 700 projets internationaux dans 63 pays
15 000 bénévoles 2,2 millions de bénéficiaires

Pour en savoir plus : http://ccfd-terresolidaire.org/

Nous vous proposons aujourd'hui de vivre un temps fort d'engagement personnel, de découvrir la solidarité internationale à travers une expérience auprès d'un réseau de militants en France, et de développer des compétences, en mettant votre dynamisme, votre motivation et une partie de votre temps au service d'un projet d'intérêt général.

THÈMES

  • Développement International et action humanitaire.

DESCRIPTION DE LA MISSION

Le CCFD-Terre Solidaire recherche deux personnes motivées pour s'engager sur la mission suivante :

  • Sensibiliser les lycéens aux réalités des inégalités dans le monde
  • Participer à l'organisation d'évènements de sensibilisation à la solidarité internationale pour le grand public.
  • Participer à l'organisation d'actions de mobilisation citoyenne sur des thématiques portées par le CCFD-Terre Solidaire.

Les missions de chaque volontaire seront définies et précisées en concertation avec l'engagé(e) en fonction de ses motivations et de ses compétences.

Activité(s) principale(s)

  • Assurer des animations dans des lycées dans le cadre du Mois de l'Autre (dispositif de la région Grand Est) sur le thème des inégalités dans le monde en binôme avec un/e bénévole ou un/e autre engagé/e.
  • Contribuer à l'organisation d'évènements publics sur le thème de la solidarité internationale, en soutien à une équipe bénévole. Cette mission sera à définir selon les affinités de l'engagé/e (communication, conception pédagogie, logistique...)
  • Participer à des éco-vacances dans la région : En lien avec des salariés et des bénévoles, participer à l'organisation de "vacances engagées" pour juillet 2021 : participer au comité de pilotage, assurer la préparation logistique, lancer la communication et mobiliser des participants, réfléchir au contenu, trouver d'éventuels intervenants, assurer l'organisation et l'animation…

Activité(s) secondaire(s)

-* Se former et enrichir ses compétences et expériences en lien avec la solidarité internationale

  • Participer aux formations organisées par le CCFD-Terre Solidaire
  • Participer aux temps forts régionaux et départementaux de l'association

-* Participer à l'animation des réseaux sociaux et de la communication des événements et des projets entrepris.

CONDITIONS DE LA MISSION

Lieu : Cette mission sera basée dans les locaux du CCFD-Terre Solidaire à Strasbourg mais pourra aussi s'effectuer à distance en fonction des normes sanitaires et d'hygiène en vigueur le cas échéant.
Elle s'effectuera en binôme avec un(e) autre engagé(e) en service civique.

Durée : L'engagement est pour une durée de 6 mois, à raison de 24 heures par semaine. En cas d'impératif personnel, cette durée peut être réduite.

Date de début : 1er février 2021

CAPACITES REQUISES POUR LA MISSION

  • Aisance relationnelle
  • Aisance dans la communication orale.
  • Capacité à travailler en équipe.
  • Capacité à travailler avec des jeunes, des jeunes adultes et dans un contexte intergénérationnel

Pré-requis :

  • Avoir entre 18 et 25 ans.
  • Etre motivé(e) pour s'engager dans une mission en faveur de la collectivité.
  • Etre disponible pour des déplacements réguliers sur la région.
  • Etre disponible pour des activités occasionnelles en soirées et week-end.
  • Posséder la nationalité d'un état membre de l'Union Européenne ou détenir un titre de séjour régulier en France effectif depuis plus d'un an ou un titre de séjour régulier en France effectif sans condition de durée si vous possédez le statut d'étudiant étranger, de réfugié ou si vous êtes bénéficiaire de la protection subsidiaire.

ACCOMPAGNEMENT
L'engagé(e) devra participer à une formation Civique et citoyenne. Aucun frais de formation ne sera imputable à l'engagé(e).
D'autres formations pourront être proposées (formations d'éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale, participation à des groupes de travail, immersions, animations...).

L'engagé(e) bénéficiera d'un accompagnement d'un.e tuteur.trice pour son projet personnel, et d'un.e référent.e pour le suivi du projet de sa mission.

Tuteur.trice : Damien Geldreich – responsable de service Nord-Est

Référent.e.s Projet(s) : Nina Hauchard, Chargée de Développement Associatif

Moyens matériels :

Les engagé.e.s auront à leur disposition un ordinateur, un téléphone, et le matériel de bureau nécessaire au bon déroulement de leur mission. Les communications téléphoniques passées au service de la mission depuis un téléphone mobile personnel seront prises en charge sur justificatif, à hauteur d'un plafond mensuel.

MODALITÉS D'ENGAGEMENT

La mission implique un temps d'engagement hebdomadaire de 24 heures (sur trois jours).
L'engagé.e percevra mensuellement :

  • Une indemnité de 473.04 € nets versée par l'Agence du Service Civique ;
  • Majorée de 107,68 € nets pour les jeunes bénéficiaires ou appartenant à un foyer bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA), ou titulaire d'une bourse de l'enseignement supérieur au titre du 5e échelon ou au-delà ;
  • Une indemnité de 107,59 € nets versée par le CCFD-Terre Solidaire (frais de repas et de transport),
  • Le remboursement des dépenses engagées par l'engagé(e) pour l'accomplissement de sa mission sur présentation de justificatifs.
  • 13 tickets restaurant par mois d'une valeur de 5.60€
    Les volontaires en Service Civique bénéficient d'une protection sociale intégrale.

Cet engagement est cumulable avec un statut étudiant ou salarié. Pour plus d'informations sur l'engagement de service civique : www.service-civique.gouv.fr

Pour postuler :

Si cette mission vous intéresse, merci d'envoyer votre candidature par mail avant le 30/01/2021 à Nina Hauchard :n.hauchard@ccfd-terresolidaire.org

Merci de ne pas appeler, toute personne qui propose un engagement aura une réponse sous 2 à 7 semaines.


RCA : femmes médiatrices de paix

Quand une société est en mille morceaux, il faut recoller. Et pour cela, mieux que des grands discours, il faut commencer petit, et tout près de chez soi. Voici, très résumée, la philosophie des médiatrices de paix centrafricaines. Sur le papier, c'est très simple. Dans la réalité de ce pays brisé, c'est un peu plus compliqué.

En cette fin d'année 2020, Marie-Mathurine Dongoula, Awa Abdaraman, et leurs compagnes du village de Koulamandja, à 22 kilomètres au nord de Bangui, ont fort à faire. La peur est revenue, et avec elle, les tensions entre voisins, dans les couples, dans les familles. Deux jours avant notre visite, une rumeur a couru : « Ils arrivent ! » a lancé un habitant, puis un autre, en parlant des groupes armés. L'effroi les a saisies, puis Marie-Mathurine et Awa ont décidé de ne pas fuir, et elles ont convaincu les autres. Avec ce qu'elles ont appris à faire : dialoguer, apaiser, expliquer. Chacun est resté chez soi, pour ne pas livrer les modestes maisons aux pilleurs. Qui ne se sont finalement jamais montrés.

Chrétiennes et musulmanes, elles opèrent main dans la main.

Elles sont une cinquantaine dans le village à appartenir au réseau de médiatrices de paix formées depuis 2015, en pleine guerre civile, par la Pijca (Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine). Un programme conçu et financé par le CCFD-Terre Solidaire, destiné à régler les conflits locaux et contribuer à la réconciliation. Chrétiennes, comme Marie-Mathurine, et musulmanes, comme Awa, elles opèrent main dans la main. Ce qui, ici, a son importance.

Dans les soubresauts depuis des décennies

La Centrafrique vit dans les soubresauts depuis des décennies. La dernière a été particulièrement sanglante. En 2013, une coalition de groupes armés venus du nord et de l'est du pays, la Seleka, prend le pouvoir à Bangui. Ils prétendent agir au nom des musulmans, discriminés depuis longtemps. En fait, ils pillent, tuent et violent, sans égard pour la confession ou le genre. Le président renversé, François Bozizé, appuie la création de groupes d'auto-défense, chrétiens ceux-là, les anti-balaka. Qui usent des mêmes méthodes que leurs ennemis. La religion instrumentalisée, la guerre devient civile et confessionnelle.

La « crise », comme disent les Centrafricains dans un euphémisme dont ils ont le secret, n'est pas terminée, malgré un accord de paix signé en février 2019. Le 16 décembre dernier, les ennemis d'hier, Seleka et anti-balaka, se sont unis pour lancer une nouvelle offensive contre les autorités centrales. De différences religieuses, il n'est plus question. Aujourd'hui, il s'agit de banditisme, beaucoup, et de politique, un peu.

Elles sont plus de 300 médiatrices dans tout le pays aujourd'hui

Malgré la panique que suscitent ces hommes armés sur leurs motos ou leurs pick-up, le réseau des médiatrices sociales pour la paix fait partie de ces structures qui tiennent le coup. Et qui permettent à la société de ne pas s'effondrer. Exclusivement féminin, il se développe en rhizome : les médiatrices en forment d'autres, elles-mêmes vouées à partager leur expérience. Elles sont plus de 300 dans tout le pays aujourd'hui.

« Tache d'huile »

À l'origine, une toute jeune femme, Adja Kadije, 26 ans aujourd'hui, ingénieure civile, militante de la paix depuis 2013 et une des premières filles à œuvrer au sein de Pijca à partir de 2014. Elle-même a bénéficié d'une formation de l'association française Génération Médiateurs. « Les femmes ont beaucoup de contacts dans la société. Elles sont éducatrices, elles vont chercher l'eau, le bois de chauffe, elles font les courses. Une fois formées aux questions de paix et de sécurité, elles en discutent à la maison, avec leurs amies, dans leur quartier, et ça fait tache d'huile. »

Véronique Apenge, 27 ans, étudiante et secrétaire générale adjointe de Pijca filles, se souvient de la première formation, à Boda, ville à 200 km et une demi-journée de piste de Bangui. Les communautés confessionnelles s'y étaient violemment affrontées, au point de couper la localité en deux. « Les chrétiennes et les musulmanes refusaient de se parler, raconte-t-elle. Elles juraient qu'elles ne pouvaient pas pardonner. Il y a eu beaucoup de pleurs. » Et puis la conciliation a fait son chemin et les médiatrices de Boda ont, elles-mêmes, formé d'autres femmes, dans les villages alentours.

« Ils ont fini par déposer les armes »

Marie-Mathurine et Awa, elles, ont eu fort à faire avec les anti-balaka de leur village. « Nous intervenions pour qu'ils cessent leurs forfaits, se souvient Marie-Mathurine. Ils se reconstituaient sans cesse, perturbaient les réunions des femmes. » À force de discussions et de pressions, ils ont fini par déposer les armes. Les médiatrices ont ensuite œuvré pour qu'ils réintègrent la communauté. « Beaucoup de gens voulaient les chasser. Nous avons sensibilisé, négocié, rappelé qu'ils étaient d'ici, qu'ils étaient nos enfants », raconte Awa. Même Esther Ndewe a accepté. Cette mère de famille de 32 ans avait pourtant reçu, en 2013, deux balles dans la jambe qui l'ont laissée handicapée, parce qu'elle avait eu un enfant avec un musulman. Elle appartient aujourd'hui au réseau des médiatrices de paix. « Ce que je veux voir dans mon pays demain, il faut que je le fasse dans mon quartier aujourd'hui », conclut Adja.

Par Gwenaëlle Lenoir


Six mythes autour de la compensation carbone

Plutôt que de privilégier la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les politiques climatiques se tournent massivement vers les projets de compensation carbone. Mais l'impact de ces projets reste sujet à caution et ne permet pas de réduire les émissions.
Voici six mythes autour de la compensation carbone qu'il est temps de détricoter !

Nos systèmes agricoles et alimentaires représentent au niveau mondial un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

Ces dernières années, les Etats et les entreprises multinationales à fort impact carbone ont montré un intérêt croissant à utiliser les marchés carbone volontaires dans le secteur agricole pour compenser leurs émissions.
Bon nombre de ces marchés sont créés ou soutenus par de grandes entreprises pétrolières ou agro-industrielles.

Avec les projets de compensation carbone, les entreprises fortement émettrices de gaz à effets de serre cherchent à parvenir à un statut quo. Mais au final elles font porter les efforts sur d'autres secteurs, notamment le secteur agricole, et elles ne réduisent pas leurs émissions.

En outre les mécanismes et projets de compensation carbone sont loin d'avoir faits leurs preuves :

Mythe n°1 : Les plantations d'arbres vont permettre de capter les excès de carbone

La plantation d'arbres est une pratique bien connue pour compenser les émissions d'un vol en avion. Il faudra cependant des années pour que les arbres puissent accumuler l'équivalent carbone. L'annulation d'une émission implique que les arbres séquestrant le carbone ne brûleront jamais dans des feux de forêts ni ne se décomposeront jamais. Elle suppose aussi que les pratiques de gestion resteront stables.
Aujourd'hui en Colombie ou en Amazonie, des forêts primaires sont détruites pour faire des plantations d'arbre financées dans le cadre de projets de compensation carbone. Or la préservation de ces forêts, qui captent le carbone non seulement dans les arbres, mais aussi dans l'humus lié à leur biodiversité exceptionnelle, est un enjeu essentiel. La destruction des forêts primaires, véritables puits de carbone, ne peut être compensée par des projets de plantations d'arbres.

Mythe n°2 : L'impact de ces initiatives de compensation sur le climat est prouvé :

- L'incertitude est grande autour des outils permettant de quantifier les réductions d'émission des projets mis en oeuvre.

- Les résultats des projets sont susceptibles d'évoluer au fil du temps, par exemple quand le carbone stocké dans les sols est relargué dans l'atmosphère en raison d'aléas climatiques ou de changement dans l'usage des terres.

Lire aussi :
La séquestration du carbone dans les terres agricoles, miracle ou alibi ?

Mythe n°3 : Les projets qui génèrent des crédits carbone diminuent forcément les émissions

Dans le secteur agricole, certains projets génèrent des crédits carbone alors qu'ils accroissent les émissions.
Pourquoi ? Parce qu'ils mesurent "l'intensité carbone" des produits agricole au lieu de mesurer les émissions absolues de l'ensemble de l'activité agricole.

Prenons l'exemple du projet agroforestier et laitier Mont Elgon au Kenya, soutenu par Danone et Mars Inc , deux entreprises cherchant à compenser leurs émissions carbone. Même si le cheptel augmente, et qu'il génère donc globalement plus d'émissions de gaz à effets de serre, le projet est considéré comme performant dans la mesure où il réduit les émissions produites par unité.

Mythe n°4 : Pour agir sur les émissions du secteur agricole, il suffit d'agir sur le bilan carbone des exploitations

Presque tous les projets visent à réduire les émissions au niveau de l'exploitation agricole alors que plus de la moitié de ces émissions ont lieu en amont et en aval de la production agricole, et sont largement imputables aux acteurs de l'agribusiness :

Mythe n°5 : Les mécanismes de compensation carbone sont peu couteux comparés aux autres alternatives

Non seulement les mécanismes de compensation carbone ont un coût élevé, mais ils tendent à s'intégrer dans des modèles agricoles industriels privilégiant les grosses exploitations qui ont un impact environnemental et climatique particulièrement désastreux.
La promotion des mécanismes de compensation, dont se sont entichées la finance et l'agroindustrie, détourne les décideurs politiques de la mise en œuvre d'alternatives comme l'agroécologie, plus soutenable, moins coûteuse et beaucoup moins émettrice de gaz à effet de serre.

Mythe n°6 : Les mécanismes de compensation agricole sont une opportunité pour les agriculteurs et les agricultrices

Certaines initiatives restreignent l'autonomie des agriculteurs car elles incitent à l'adoption de pratiques spécifiques, et restreignent leur accès aux terres agricoles. Ce type de projets accroit également la financiarisation des terres, et avec celle-ci les risques d'accaparement.

Vous voulez plus de précisions sur les risques liés à la compensation carbone ? Consultez notre note et nos recommandations envers les politiques publiques

Marchés carbone : fausse solution pour un vrai problème

One Planet Summit : Le risque de la mauvaise action climatique

Ce lundi 11 janvier est à nouveau organisé une édition du One Planet Summit (OPS) lancé par Emmanuel Macron en 2017. Ainsi, la France avec d'autres alliés s'apprête à organiser un énième sommet et à multiplier les annonces de nouvelles coalitions multi-acteurs alors même qu'il est quasiment impossible aujourd'hui d'évaluer concrètement l'action et l'impact de celles précédemment lancées. Pire, comme l'illustre l'analyse du CCFD-Terre Solidaire de l'initiative DeSIRA lancée lors de l'OPS de décembre 2017, certaines initiatives pourraient même aller à l'encontre d'une réelle action climatique.

DeSIRA (pour Développement intelligent pour l'innovation par la recherche en agriculture) a été initiée par la Commission Européenne, la France et la fondation Bill et Melinda Gates (FBMG). Dotée de plus de 600 millions d'euros amenés pour moitié par la commission et les États européens, et pour l'autre par la FBMG, elle se donne pour objectif de financer une transition durable des systèmes agricoles et alimentaires et compatible avec le climat en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

Mais trois ans après son lancement, il n'est pas possible d'en faire une évaluation précise. La gouvernance reste à ce jour insuffisamment définie et incomplète avec un comité technique en charge du suivi-évaluation qui n'est toujours pas mis en place.
Par ailleurs, il est difficile de savoir quels projets ont été financés avec une absence totale d'information concernant les projets de la Fondation Bill et Melinda Gates.
Enfin, un flou demeure dans la vision de la transition que souhaite impulser DeSIRA permettant le grand écart dans la promotion de modèles et pratiques – de l'agroécologie aux OGM.

De nouvelles annonces dans le domaine agricole doivent être faites ce lundi [1] . Le CCFD-Terre Solidaire alerte sur cette tendance à multiplier les déclarations et à initier de nouvelles coalitions, alors même que celles précédemment lancées posent aujourd'hui des questions majeures [2] .
Il interroge aussi sur le choix de s'associer à certains acteurs dans le domaine agricole, comme la Fondation Bill et Melinda Gates alors même que ses orientations sont incompatibles avec les engagements de la France et de l'Union Européenne en matière d'agroécologie et de développement.

"Alors qu'Emmanuel Macron annonce vouloir faire des coalitions multi-acteurs un des instruments clés pour bâtir un nouveau multilatéralisme [3] , il doit assurer qu'à l'inverse elles ne contribuent pas à affaiblir l'action climatique et qu'elles ne nuisent pas à la souveraineté alimentaire et aux droits humains dans les pays qu'elles ciblent. Au risque de confirmer que tout comme pour DeSIRA, ces coalitions sont peut-être indésirables ", réagit Maureen Jorand, responsable plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire.

Pour lire l'analyse c'est ici

Contact presse
Sophie Rebours - s.rebours@ccfd-terresolidaire.org - 07 61 37 38 65


[1] Quatre thématiques clés ont été définies pour ce sommet de 2021 parmi lesquelles la promotion de l'agroécologie avec des annonces attendues concernant l'initiative Agroécologie Afrique et la Grande Muraille Verte, dont une évaluation récente a d'ores et déjà pointer les faiblesses en terme de gouvernance et d'impact – voir notamment : La Grande Muraille Verte, mirage sahélien - https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/10/la-grande-muraille-verte-mirage-sahelien_6051715_3212.html

[2] Voir également « Coalitions multi-acteurs : Etat des lieux », Réseau Action Climat, novembre 2020

[3] Entretien au Grand Continent en novembre 2020 - https://www.diplomatie.gouv.fr/IMG/pdf/elysee-module-16570-fr_cle07b47d.pdf


Pour une Eglise verte, menons le débat

En petit groupe, réfléchir collectivement à la mise en œuvre d'une démarche Église verte dans sa paroisse, sa communauté...

Objectifs :
Se poser toutes les questions qui nous viennent, partager envies et rêves, identifier des freins, décider ce que collectivement on peut faire.

Publics :
6 à 20 personnes - adultes, adolescents, enfants.

Ressources nécessaires :
Un espace aménagé où s'assoir en demi-cercle ; de quoi visionner une vidéo (écran/vidéo projecteur/enceintes/ordinateur).
Papier, crayons, un chapeau.

Durée :
Une heure minimum.

Mise en place :
Un animateur ou une animatrice explique le déroulé de l'animation et lance le questionnement après la vidéo ; prévoir une ou plusieurs personnes pour noter au fur et à mesure les nouvelles réflexions, idées et questions qui arrivent aux étapes 3 et 4 du débat.

Déroulement

1ère étape : le temps de la découverte
Visionner ensemble la vidéo de présentation de la démarche Église verte dans la paroisse de Mazargues à Marseille, qui sera disponible en téléchargement prochainement sur le site du CCFD-Terre Solidaire, ou sur Youtube.

2ème étape : le temps du débat

  1. Suite à la vidéo, une problématique ou un sujet à débattre est proposé au groupe. Proposition : « Comment (et sur quoi ?) entamer une démarche Église verte dans notre paroisse ? »
  2. Chaque participant prend 5 minutes seul pour écrire une idée, une suggestion, une question qui le travaille en rapport avec le sujet sur un papier.
  3. Les participants se retrouvent en grand groupe et tous les papiers sont déposés dans un chapeau. Chaque participant tire au sort un des papiers (on ne peut lire sa propre idée ou question, dans ce cas, reprendre un autre papier). Une personne commence par lire le papier qu'il a pioché. Le but de l'exercice n'est pas de répondre aux questions mais d'essayer d'exprimer comment on comprend la question, les problématiques que cela nous évoque. Les autres écoutent.
  4. Si un participant trouve que ce qui vient d'être exprimé rejoint la question qu'elle/il a piochée, elle/il prend la parole à son tour et exprime comment elle/il comprend sa question. Et ainsi de suite jusqu'à épuisement des questions.
  5. Avec ce bouquet constitué d'envies, de rêves, de questions et de réponses, l'étape suivante sera d'entamer le processus de labélisation Eglise verte en se rendant sur le site : https://www.egliseverte.org/prealables/

Comment s'organiser à distance ?

Voici quelques idées sur comment réaliser cette animation dans l'hypothèse ou les règles sanitaires empêchent de se réunir physiquement.

  • S'organiser avec un outil de réunion de type Zoom ou Greenlight selon vos usages et ceux des personnes qui participeront.
  • Assurez-vous d'avoir bien compris comment diffuser une vidéo avec l'outil choisi. Vous pouvez consulter des guides sur internet (celui-ci par exemple). Il est grandement conseillé de procéder à des tests en amont. En cas de problème, il est possible de regarder la vidéo sur Youtube.
  • Pour la partie avec les post-it, il est possible d'utiliser un tableau de post-it collaboratif virtuel. Voici quelques outils possibles :
    • Framemo (Scrumblr) de la suite Framsoft, simple et gratuit, mais où les tableaux peuvent être un peu petits.
    • Mural, très bien fait, qui nécessite un abonnement (payant ou limité).
    • Ou encore Lino, lui aussi simple et gratuit, avec un grand tableau, mais qui n'est disponible qu'en anglais.
  • On peut donc demander aux participants de noter leurs idées en créant des post-it sur le tableau virtuel. Comme les idées sont visibles au fur et à mesure, cela nécessite d'adapter la suite de l'animation car on ne peut plus tirer au sort pour réagir. Mais ça a le mérite d'être visuel. Et on peut déplacer les post-it pour les regrouper par thème au fur et à mesure des échanges. Si des participants ne sont pas à l'aise avec l'outil, il peuvent donner leur idée à l'oral pour que quelqu'un créé le post-it à leur place.

Des informations complémentaires seront disponibles en pdf d'ici le 25 janvier.


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- mis à jour le : lundi 18 janvier 2021 -